Marcilio, Psarras et Garcia-Torres dans le bon tempo © J. L.

 

En octobre dernier, les Centurions avaient connu une cruelle désillusion face à Rennes. La défaite à domicile 3-1 avait mis à mal les ambitions audoises dans cette Ligue A. Un coup d’arrêt brutal qui venait après une belle victoire à Paris. Dans la foulée, quatre défaites consécutives avaient plongé le club dans la sinistrose.

Le scénario inverse se produira-t-il cette fois-ci ? Lors d’une 20e journée pleine de surprises (victoire de Nantes sur Tours, écrasante victoire de Paris sur Sète, victoire d’Ajaccio à Cannes), les hommes du capitaine Schalk n’ont pas raté l’occasion d’engranger les trois points précieux de la victoire.

Sur le parquet de Rennes (4e), ils ont su saisir leur chance. « On ne les sentait pas conquérant », confie Marc Schalk. Après avoir enchaîné quatre matchs en 5 sets (Coupe d’Europe et championnat) et sans leur central international Vadeleux, les Bretons étaient bons à prendre.

Psarras, c’est mieux
Le mérite des Centurions aura été de ne pas gâcher cette opportunité. « On rate des occasions dans le premier set. On avait l’impression du déjà-vu. Mais on s’est repris, on s’est stabilisé. On les a bien pris tactiquement, on les a bloqués en lisant bien le jeu de leur passeur », poursuit le complet audois.

Pour ce déplacement à Rennes, les Centurions ont présenté Jozefacki au poste de pointu tandis que Marcilio a glissé au poste de réceptionneur attaquant à la place de Renaud Herpe. « Cela nous donne plus de choix en attaque », remarque Schalk.

À la passe, Chauvin a débuté avant de laisser Psarras officier. À la peine, samedi dernier face à Paris, le Grec a trouvé la bonne carburation et des repères avec sa nouvelle équipe.

Avec ce succès, la bande au président Ribourel s’est relancée. « On s’était fixé comme objectif de prendre un maximum de points avant le déplacement à Ajaccio (match ce samedi). En ayant perdu face à Paris au Palais du travail, c’était compliqué de venir à Rennes. On a rattrapé un joker. »

Place désormais au déplacement à Ajaccio (12e, 21 points), concurrent direct des Narbonnais (11e, 22 points) pour le maintien, avec Beauvais le premier relégable (13e, 18 points).

Les Corses ont aussi réalisé une super-performance, mardi, en allant s’imposer à Cannes 3-0. « Je m’attends à tout en Corse, à la possible coupure de courant (rires). Cela va être chaud. Mais on est conscient de nos possibilités et on sait qu’on peut battre n’importe qui », indique encore Marc Schalk. « C’est un match à six points. Si on perd, il n’y aura rien de rédhibitoire. Mais si on gagne, cela nous soulagerait. » Les Narbonnais savent ce qu’il leur reste à faire.

INDEPENDANT 16/02/2012. Christophe Parra